Melt! Festival 2016, Expérience fraîche et mouvementée dans un décor idyllique
Auteur: Antoine L.
Date: 31/07/16
Melt! Festival 2016,
Expérience fraîche et mouvementée dans un décor idyllique

Dans la longue liste des festivals de musique, il y en a un qu'il me démangeait d’aller découvrir, et je dois dire qu’après l’avoir vécu, je ne regrette en rien la fatigue chronique de la semaine de travail qu’il a fallu enchainée derrière.

Melt!, 4 lettres et un point d’exclamation qui représentent beaucoup pour ceux qui ont eu la chance d’en vivre une édition, dans ce décor magique de Gräfenhainichen, et la «ville de fer» Ferropolis.

Derrière cet encouragement à se mélanger (to melt en anglais) et à se fondre un groupe unique pendant 4 jours, se cache un festival magnifique où l’ambiance est particulièrement bonne, sans animosité et où les plus sages d’entres nous trouverons leur pied autant que les plus fêtards. Retour sur cette édition 2016 qui a tenu, il faut le souligner, toutes ses promesses.


Jeudi 14 juillet,

Alors que la liesse de la fête nationale bat son plein dans notre très cher hexagone, de l’autre côté du Rhin, ce jour n’est pas chômé et loin de là. Le temps de récupérer une voiture du côté de Strasbourg, de la charger avec tente, glacières, sacs de couchage et courses diverses, nous prenons à 4 la direction de l’Allemagne et de son Melt! Festival, dont nous avions vu et entendu beaucoup de bien.

Après près de 8H de voiture nous arrivons sur le site du festival. 5 minutes passées sur place nous on suffit à comprendre que nous étions bien en Allemagne, pays de l’organisation et de la Currywurst. En effet, à la différence de ce qui se passe bien souvent chez nous, nous n’avons eu aucune difficulté à récupérer nos pass, nos bracelet, et accédons en moins de 10min au site du camping où nous installons notre campement de fortune. L’Allemagne a ses avantages et ses inconvénients, mais force est de constater qu’on a encore pas mal de chose à apprendre chez nous pour ce genre d'organisation. Et ce sera comme ça tout le weekend.

Le temps de grailler un morceau, et boire une pinte de la délicieuse Augustiner, dont nous avons réussi à emmener une caisse avec nous, nous nous dirigeons vers le festival où se déroule une première petite soirée d’ouverture. Je dis petite car cette soirée sera uniquement le moyen de lancer officiellement les hostilités avec l’ouverture du stage Sleepless Floor qui comme son nom l’indique ne s’éteindra pas pendant 4 jours.

On découvre la scénographie futuriste réalisée pour l’occasion, et on retrouve les premiers festivaliers qui payent le prix fort d’un apéro un peu trop gratiné sur le camping.


Le Sleepless Floor by day & Le Sleepless Floor by night


D’ailleurs parlons-en du camping, si tu as connu Dour, tu dois avoir une idée précise de ce qu’est un camping de festival. Bien qu’on n’en soit pas loin avec les mini sound systems qui prolifère dans le camping principal, le camping est plutôt calme sur le site du Melt!. De nombreuses animations sont prévues par certaines marques, et des activités gratuites sont proposées tout au long de la journée pour les festivaliers, ce qui selon un vrai plus dans cette expérience. Atelier Yoga, Démonstration de Voguing avec la très célèbre House of Melody berlinoise, mais aussi atelier tatouage, coiffure et photo ont animé pendant ces 4 jours la vie sur le camping.

Afin de clore ce chapitre, notez qu’il y a 3 campings sur le festival : un camping principal, le véritable coeur du campement où se situe les animations, un camping VIP/Presse sur lequel les convives peuvent même amener leur voiture où leur caravane, et enfin un camping à Tipi pour ceux qui souhaitent passer une nuit dans un véritable nid douillet. En définitif, il y en a donc pour toutes les bourses et toutes les envies.


Après une journée passée en voiture, nous ne faisons pas de vieux os, et après quelques heures de musiques, nous prenons le direction de la tente, afin de garder de l’énergie pour le lendemain.


La Tentative de panoramique


Vendredi 15 juillet,

Faute d’avoir mis le réveil suffisamment tôt, nous ratons La Fleur et Matthias Mayer, qui jouaient sur le Sleepless Floor très tôt le matin. Ni d’une ni deux, après une bonne douche et un petit déjeuner version brunch, nous prenons la direction de la « Germain Beach » où se produisent à 15 l’excellent quatuor Horse Meat Disco en ouverture du festival.

 

Finalement venu qu’à deux, ceux qui se définissent comme The UK's finest disco operators, n’ont pas fait dans la dentèle et nous on offert une prestation des plus satisfaisante. Alors que certains brave la fraicheur de l’eau malgré les quelques nuages présents, nous nous déhanchons sur les rythmes endiablés de la disco.

Mention toute particulière au "Don Armando's Second Avenue Rhumba Band - Deputy Of Love".


Le Statut Facebook & La Gremmin Beach


Passage sur la scène Melt! Selektor, dont la programmation a été réglé au plus fin par Modeselktor, nous vadrouillons de scène en scène, la soirée a été chargé avec à l’affiche Black Coffee, Helena Hauff qui nous a servit une techno martiale et maîtrisée, Acid Arab sur le son desquels il est toujours difficile de ne pas s’ambiancer, l’anglais Skepta qui a littéralement retourné le public venu le voir en masse, Maya Jane Coles, ou encore Dj Koze.

En parallèle de ces actes se déroule une soirée plus « tranquille » sur la grande scène « Melt Stage » avec le passage de M83, Tame Impala et le live de Boys Noize qui jouait quasiment à domicile, pour un résultat toujours aussi efficace.

On prends quelques forces en allant dormir pendant que les autres se finissent devant Mano Le Tough, sur la scène « Big Wheel ». Passage obligé au retour devant le « Sleepless Floor » ou Leon Vynehall, George Fitzgerald, Shifted ou encore Damian Lazarus se sont enchainés.


Les Courses hippiques & La Pétanque


 Samedi 16 juillet,

Nouvelle nuit en tente, les organismes commencent à être un peu rouillés, mais la joie d’être sur ce si beau festival est toujours là. Fort d’un line-up matinal plutôt sympathique, nous avions décidé la veille de mettre le réveil afin de pouvoir voir Dekmantel Soundsystem et Makam qui jouaient de 07H à 12H sur le « Sleepless Floor ». Après un café façon barista qui nous permettra sagement d’ouvrir les yeux, nous arrivons sur la scène où restent les derniers rescapés de cette deuxième nuit. La bière fraiche nous permet de nous hydrater un peu, sous un soleil de plomb, déjà, alors que notre iPhone n’affiche que 08H30 du matin.

La qualité d’un festival se juge à la qualité de son line-up, de son emplacement, de son infrastructure, et de plein d’autres petit paramètre, comme celui de la proposition culinaire sur place et du tarif des boissons. Nous avons été très agréablement surpris par les tarifs proposés par le festival. 4€ la pinte de bière, 2 ou 3€ le soft, bien qu’on apprécie ce qu’il se passe en ce moment en France, il faut avouer qu’on est bien mieux ici que dans certains festival français où la pinte s’affiche à 8€. Les politiques de subvention, de partenariats avec les marques, n’étant pas les mêmes en Allemagne qu’en France, on comprend également qu’il est peut être plus facile à un festival allemand de proposer ces tarifs néanmoins, c’est une belle chose à souligner.

Concernant l’offre de nourriture, le Melt! propose de tout, du traditionnel burger, à la currywurst, en passant par des pâtes, des woks, des pizzas, des kebabs, et s’appuie également sur un large choix pour les vegans, végétariens et autres amis du sans gluten, ce qui permettra à tout le monde de trouver son bonheur. Le prix pratiqués sont dans la moyenne de ce qui est aujourd’hui proposé en Europe.


Mais revenons en à nos moutons, Dekmantel Soundsystem tiendra ses promesses et nous dotera d’un des plus beaux réveil de l’année à coup de house, de soleil, de disco et de bulles, sur le sable fin de cette scène qui ne dort jamais. Makam se lance dans un exercice bien maitrisé par la suite avant de laisser la place à Juju & Jordash, Joey Anderson puis le néerlandais Tom Trago.

Retour rapide au camping pour manger un morceau et nous prenons la direction du site festival avec nos maillots de bain. Samedi doit en effet être la journée la plus chaude du weekend, on en profitera donc pour se baigner sur la plage du festival.

17H, c’est reparti, petit tour chez Magdalena sur la plage, en parallèle de Shed, puis détour d’une heure sur la scène Médusa pour voir le live de Virginia avec Steffi & Dexter. Très beau moment que ce concert électronique bien mené, ou nous découvrons cette formation un peu particulière et exclusive avec Dexter (aux machines) et une bassiste venu épauler Virginia (au chant) avec Steffi (aux machines). Ca groove, parfait pour ce début d’après-midi. Petit passage pour voir le live de Stimming avant de rejoindre la grande salle pour voir Two Door Cinema Club. Un show au top comme d’habitude, énergique ou les 3 nous dévoilent quelques nouveautés et passent leurs classiques des 2 albums sortis à ce jour. On bouge de quelques mètre pour voir le concert de Peaches, dont les photos parles d’elle-même.

La soirée s’emballe avec Kode 9, Floating Points, Stephan Bodzin, Solomun, Maceo Plex puis un dj set de Modeselektor qui emmènera les plus vaillants jusqu’à 7H.

 


Le bon, la brute & le truand




Dimanche 17 juillet,

Acte Final.
Dernier jour, dernières heures pour profiter du lieux magnifique du Melt!. Ayant 07H de route à faire ce soir, on démarre doucement par une douche, un café suivi d’un repas et d’une sieste. Nous allons sur le festival dès l’ouverture pour profiter encore des ce cadre magnifique constituer de fer, de grue, d’eau, de forêt et de disco boule! Le programme de la soirée est particulièrement relevé pour nous amateurs de disco et de house puisque nous avons le plaisir de voir The Black Madonna suivi de Danilo aka Motor City Drum Ensemble.

The Black Madonna nous offrira un set mémorable que je ne suis pas près d’oublier. Enchainant house parfois expérimental avec des classiques disco, elle a sû prendre une foule de festivalier pendant 2 heures, nous emmenant dans un voyage particulièrement passionnant. Laissez moi vous donner quelques exemples : Michele Chiavarini - Let me see you (clip your hands), Arnie Love & the Lovettes - We’ve had enough, Gino Soccio - Dancer ou encore T-Connection - At Midnight, ont remplis ce soir-là mon coeur de joie.

C’est devant cette scène bondée que s’est donc présenté MCDE pour prendre encore nos dernières forces. On finit épuisé mais il est déjà l’heure de prendre la voiture pour retourner en France.

Ce fut 4 jours magnifiques que nous n’oublierons pas.
Le Melt! Festival fait partie des grands si vous l’ignoriez toujours.
C’est sans hésitation que je vous le recommande pour l’année prochaine.


La Madonne & La Grue



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