ELSE Les nouveaux princes de la nuit
Auteur: Adeline Lamy
Date: 22/02/16
ELSE
Les nouveaux princes de la nuit

 

 

Une musique électronique aux douces effluves funky, des sonorités enivrantes et d'une justesse sans faille, bienvenue dans l'univers mystérieux et intrigant des deux garçons d'Else. Rencontre avec les nouveaux princes de la nuit ! 

 

 


 

 

À l'occasion de la sortie le 25 janvier dernier de leur nouvel EP, Mirage, on est allé rencontrer un des deux membres d'Else, Yanis Hadjar. On fait d'ailleurs un coucou en passant à l'autre moitié, Louis-Gabriel Gonzalez. Parfaite ode au lâcher-prise, la musique du duo sent bon le soleil et le sable chaud. On n'a donc pas pu s'empêcher d'aller creuser derrière ce mystérieux logo et ces corps sans visages le temps d'une entrevue toute en simplicité et en bonne humeur !

 

 

 

 


 

 

Tout démarre il y a 4 ans lors de la création de leur groupe, Else et de leur collectif, L'ordre collectif. Derrière ce nom énigmatique se cache une joyeuse bande d'amis du lycée qui ont décidé d'unir leurs forces et de créer un collectif d'artistes où se croisent musiciens, photographes ou encore réalisateurs. Une façon de se rassembler et de se nourrir des créations de l'autre, pour créer quelque chose d'encore plus beau et abouti, car, c'est bien connu, l'union fait la force (du moins il parait).

 

Originaires d'Albi, les deux garçons sortent leur premier EP, Pacific, en 2013. S'en suivent les premières dates mais aussi les premières victoires, notamment au BPM contest de Toulouse. Le premier souvenir de scène ? « C'est à la maison à Albi, dans une boite à la mode : Rue du bain » nous dit Yanis « … là bas c'est la boite où il faut jouer. Soit tu arrives à évoluer et tu bouges de là, soit c'est foutu pour toi ». Une formalité pour les deux compères qui ont su rebondir et se produire dans de prestigieuses salles parisiennes. La machine Else est lancée !

 

 

 

 


 

 

Alors, c'est comment la vie d'artiste ? « Même si on ne s'y attendait pas vraiment, le fait d'avoir une certaine reconnaissance (à notre échelle bien sûr), ça nous a vachement aidés à prendre confiance en nous et à réaliser que notre travail valait quelque chose ». Yanis poursuit en souriant « Ce qui est le plus drôle en fait c'est que les gens ont tendance à sacraliser l'univers de la musique alors que l'on mène une vie tout à fait normale. Mis à part peut-être un changement de rythme, notre vie est tout à fait ordinaire ».

 

Une vie normale certes mais le moins que l'on puisse dire c'est que la musique fait partie intégrante de celle-ci. Yanis nous avoue même qu'il passe plus de temps à composer qu'à écouter de la musique en elle-même. Toutefois, même s'ils forment un duo, cela n'empêche pas les garçons de garder une certaine indépendance dans leur processus de création. Chacun apporte ses idées mais les deux composent. D'ailleurs, selon Yanis, il est nettement plus simple de composer seul qu'à plusieurs même si la seconde option est beaucoup plus enrichissante à son goût (l'union fait la force on vous dit).

 

 

 

 


 

 

Leurs influences ? Daft Punk, Flume, Darius, Kaytranada ou encore Tame Impala (Lonerism est d'ailleurs leur album référence) pour ne citer qu'eux. Un panel large et éclectique à l'image des deux garçons qui ne seraient d'ailleurs pas contre collaborer avec certains d'entre eux si l'occasion se présente un jour. « Tant qu'à faire dans la collaboration autant viser les pointures » nous dit en rigolant Yanis. Les garçons ont de l'ambition mais sans être prétentieux. Une fraîcheur et une honnêteté plutôt rare (malheureusement), assez pour être notifiée ici en tout cas.

 

Avec tout ça ils ont fait quoi depuis ? Un très prometteur second EP, Mirage, sorti le 25 janvier dernier (oui on te l'a déjà dit mais on vérifie que tu suis). Une musique électro funk, presque chill-out, d'une efficacité redoutable. Le pire ? C'est que les garçons ont à peine 23 ans (frustration quand tu nous tiens). 

 

 

 

 

Cette petite pépite, composée de 6 titres, démarre avec l'envoutant Chemical Face qui te donne juste une envie c'est de fermer les yeux. On y découvre des morceaux plus funky et dansants tels que 1979 ou encore About You. Tama, lui, s'inscrit plus dans la lignée de Chemical Face tandis que l'on retrouve dans Mirage un doux mélange des deux (tu sais quand tu danses en fermant les yeux sans plus te préoccuper de ce qu'il se passe autour de toi). Oceanside, lui, termine l'EP par une note de fraîcheur et ce je ne sais quoi d'old school qu'on adore. Bref cet EP, on vous aura prévenu, est à haute teneur en vitamines !

 

 


 

 

Et la suite alors, elle s'annonce comment ? Plutôt radieuse à entendre tous les projets en cours, que ce soit pour le groupe ou le collectif.

 

L'ordre collectif, c'est un peu une grand famille et ils comptent bien en faire à long terme une grosse boite (avec que des gens sympas dedans sinon ça marche pas). Ils veulent également créer une marque avec leur logo. D'ailleurs pourquoi la fleur de lys ? « Il faut prendre ce logo à contrepied...» nous dit Yanis «...l'idée de la fleur de lys était surtout qu'elle ne se termine pas, ça laisse une certaine place à l'interprétation ». Il paraît même qu'un nouveau groupe va bientôt rejoindre l'aventure (nous n'en saurons pas plus).

 

 

 

 

Quand à Else, plusieurs clips sont à venir ainsi que de nouveaux sons (en plus de l'EP). Productifs les garçons ! La prochaine étape ? Un 3ème EP et ensuite direction l'album. Ils seront d'ailleurs en concert au Social Club le 27 février et à la chapelle des Carmélites à Toulouse le 4 mars prochain. Bref, que dire de plus à part que ces deux là ont le vent en poupe et que ce n'est pas près de s'arrêter !

 

On te laisse deux/trois morceaux en écoute par ici, histoire de finir de te convaincre et surtout on n'oublie pas de remercier chaleureusement Yanis ainsi qu'Antoine (leur manager) pour leur gentillesse.