Si tu vas à New York,  n'oublie pas de faire un détour...
Auteur: Manon Georgette
Date: 20/11/12
Si tu vas à New York,
n'oublie pas de faire un détour...

 

De passage à New York, il y a des choses que l'on n'improvise pas (le lonely planet te le dira) et les autres...


Prendre un bus à 10 dollars, se fondre parmi les ricains des guettos des villes voisines, rouler deux heures et atterrir à Philadelphie presque sous le coup d'une impulsion.


Aussi facile d'accès que grisante, cette escapade nous ouvre sur une vision nouvelle du graffiti urbain.

 

 

 

 

 


La ville qui se parcoure en quelques jours, regorge d'oeuvres gigantesques installées dans les rues de son centre ville (parmis les plus célèbres de l'art contemporain) mais aussi de fresques murales uniques au monde. Plus de 3500 peintures s'étalent sur les murs de Philly et dévoilent une politique à double objectif : lutter contre le vandalisme des méchants taggeurs et ouvrir les jeunes délinquants à un projet artistique de grande échelle.

 

Depuis 30 ans, l'organisation de lutte contre le graffiti de Philadelphie a su transformer la ville en véritable musée à ciel ouvert. Les puristes du graff à l'état brut n'apprécieront peut être pas la démarche mais le résultat est indéniable d'un point de vue social et touristique : la ville est clean et les touristes affluent pour y découvrir les fresques collectives.

 

 

 

 

Pas toujours de bon goût, on y trouve des messages de paix, d'amour, des allusions historiques et des invitations au civisme. Le coeur de Philadelphie invite ainsi ses citoyens à être curieux et respecter son prochain.
 

Mais à quelques stations de là, dans les banlieues aux alentours, l'artiste Stephen Powers aka ESPO (son blaze de feu graffeur) donne un coup de fouet au style "réaliste-kitch" du centre ville. Un choc visuel entre vieilles maisons délabrées aux couleurs blanchies par le temps et les fresques typographiques pop qui le caractérisent tant. Ce projet de messages doux et optimistes s'intitule "A love letter for you", sorte de déclaration d'amour à sa ville natale qu'il a quitté pour la grosse pomme.


Stephen Powers est également connu du grand public pour avoir redécoré de ses coups de pinceau le parc d'attraction de Coney Island situé à quelques kilomètres de Manhattan.

 

 

 

 

Philadelphie s'ouvre et se laisse découvrir sans complexe au gré des balades. Cette ville extrêmement importante d'un point de vue historique, foisonne de bien d'autres découvertes étonnantes : un quartier entier tapissé de mosaïques loufoques, le fameux LOVE de Robert Indiana (vu de dos ici pour changer des cartes postales), et porte bien son nom qui signifie "amour fraternel".