SKOYA : rencontre avec un alchimiste de talent
Auteur: Nina Gosse
Date: 05/11/12
SKOYA :
rencontre avec un alchimiste de talent


Il y a quelques temps j'ai découvert SKOYA, un artiste entier aux oeuvres iconoclastes, un amateur des images de notre monde urbain, et un collectioneur des voyages. D'abord attirée par son plaisant petit emblème, des oeuvres plus sombres, poétiques et interrogatrices se sont ensuite dévoilées à moi, et j'ai eu envie d'en savoir plus. A votre tour de découvrir SKOYA.

 

Autodidacte, rebuté par l'académisme, SKOYA trouve son inspiration dans l'environnement urbain qui l'entoure. Entre adoration et répulsion, il y capture des images, des formes, des visages, des ressentis et les retransmet dans ses créations. Observateur de sa beauté ou sa laideur, il aime aussi révéler ses contradictions.



S'intéressant au départ au graffiti, il ouvre ensuite ses horizons et n'arrêtera plus les expériences. Un stage intensif à la "Parsons school" de New York le réconcilie avec la peinture traditionnelle qu'il adopte et approfondit aux Beaux-Arts parisiens. Il étudie aussi le dessin, le film, la sérigraphie et la photographie à la "San Francisco Art Institute", et participe à un programme de photographie à la "Saint Martins" de Londres. Enchainer les voyages enrichissants et les rencontres passionnantes élargissent également ses sources d'inspiration et ses méthodes d'expression.




Les opportunités s'enchainent, les expositions arrivent. D'abord à Tokyo, puis à Paris où revient s'installer en 2010. Le Free Market de Paname, le Culture Hall, la Creative Galerie, la Gaîté Lyrique, la Galerie Lavit Nicora, et tout récemment l'Espace, autant de lieux qui lui ont fait confiance. Une confiance méritée puisqu'il se voit attribuer en janvier 2012 par le SURL Magazine, l'Award du meilleur artiste pour l'année 2011, une première reconnaissance qui l'a particulièrement touché.


Sont Art est-il figuratif, réaliste, abstrait ? Réticent se mettre dans des catégories et s'enferme dans des carcans, il préfère se réclamer des trois et n'imposer aucune limite à sa créativité. Une autre réticence est celle de se qualifier comme artiste, lui préfère se voir comme un alchimiste. Nous ajouterons "de talent" au qualificatif.


Quand je lui demande qui se cache derrière SKOYA, il me répond un petit bonhomme plein de projets dans la tête, dont l'inspiration lui vient en ouvrant simplement les yeux, et dont les personnages sont des rêveurs. Quelle actu ? Le solo show a Paris vient de se finir, il a été appelé/commis pour peindre les murs du Panic Room a Paris, et est dans l'attente d'un atelier pour deux ans à la Cité des Arts Internationale de Paris (réponse d'ici décembre).


Plutôt que d'écrire encore et encore, je vous propose de découvrir en quelques images son travail. Après tout, n'est-ce pas le plus important ? Finissons nénanmoins sur les mots de The Kooks Society à son propos : " (...) Times where they blur the boundaries. There's no limit. No segmentation. For them. Skoya is part of this new breed. Not a writer. Not a painter. Not a poet. Not a thinker. Not a force of nature. Not a skater. Not a surfer. Not a traveller. But all of the above (...)".


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