Le Top 10 d'Empreintes #2 Octobre
Auteur: Chris B.
Date: 26/10/12
Le Top 10 d'Empreintes #2
Octobre


Qui dit octobre dit automne donc cinéma !


A chaque fin de mois, Empreintes Digitales vous propose son Top 10 des films sorties ces dernières semaines, pour la plupart toujours à l'affiche.


Humour, tendresse, violence ou aventure... Voici les coups de coeur d'octobre !

 

 

 


 

César doit mourir des frères Taviani

 

 

Le retour des Taviani : un sujet intéressant, une mise en scène théâtrale, du magnifique noir et blanc, et L'Ours d'Or à la clé.

 


Damsels in distress de Whit Stillman

 

 

 

Le film girly du mois... problèmes de filles, discussions de filles, états d'âmes de filles... Toujours captivant (au cinéma comme dans la vie).

Evitez "Bachelorette", Adoptez Damsless in Distress !

 


 Después de Lucia de Michel Franco

 

 

Malaisant, distant, froid presque glacial, Michel Franco se présente en digne héritier de Michael Haneke.

Récompensé par le Prix "Un Certain Regard" à Cannes.

 


 Au galop de Louis-Do de Lencquesaing

 

 

C'est le film franco-français du mois, dans la lignée des sagas d'Antoine Doinel.

Louis-Do de Lecquesaing (magnifique acteur) nous livre un premier film touchant, attachant et personnel. Mention spéciale à Alice de Lencquesaing, future belle actrice.

 


Ted de Seth MacFarlane

 

 

C'est une comédie. On rigole. Ca marche. On n'en dira pas plus.

 


La Pirogue de Moussa Toure

 

 

Après le documentaire, Moussa Toure s'intéresse à la fiction.

Malgré un sujet vu et revu, Toure contourne le huit-clos banal pour nous donner une œuvre surprenante, captivante, à suspense...

Du cinéma tout le temps, le meilleur film Africain depuis "Yeelen" de Cissé.

 


Paperboy de Lee Daniels

 

 

 

Le film sexy du mois, on en avait besoin.

Lee Daniels après "Precious" (un film un peu gras, lourd sans mauvais jeux de mots et pas forcément réussi) prend son nouveau film dans le bon sens.

Pas très subtile, pas très intelligent ou intéressant mais tout simplement fascinant. C'est un film bizarre, souvent incompréhensible mais magique, atypique et sensuel.

C'est simple Nicole Kidman y est mieux que dans "Eyes Wide Shut" et Zac Efron, passionnant et assez beau à regarder.

 


In Another Country de Hong Sang-Soo

 

 

 

Hong Sang-Soo, le génie Coréen, le Rohmer asiatique, le cinéaste des états d'âmes, de la lâcheté et du Soju, innove avec la venue d'Isabelle Huppert. 

C'était la bouffée d'air frais à Cannes.

De films en films, Hong Sang-Soo change, détourne, dévie son processus tout en réalisant toujours le même film.

Dans "In Another Country", le cinéaste ne déroge pas à la règle. Il plonge Isabelle Huppert dans trois petites variations et multiplie les destinations à l'image de celle-ci.
Elle y est drôle, touchante, émouvante, surprenante, souvent admirable, elle se love à merveille dans l'univers du réalisateur.

Une grande actrice, un très grand réalisateur, un petit film magistralement brillant.

 

Bande-annonce :

 


Dans la maison de François Ozon

 

 

 

Retour sur le film d'Ozon dans un précédent article :

http://empreintes-digitales.fr/index.php?post=14536

 

 

Skyfall de Sam Mendes

 

 

 

Pour les 50 ans de la Saga James Bond, Sam mendes fait fort. Il réalise l'un des meilleurs James Bond. L'histoire de Daniel Craig dans le rôle de James Bond est assez disparate, incroyable dans "Casino Royale", décevant dans "Quantum of Solace", il revient à son meilleur niveau dans "Skyfall" et livre l'une des meilleures performances de l'année. C'est certain, Daniel Craig est le meilleur James Bond de l'histoire (en déplaise aux fans de Sean Connery). il a eu le génie de faire oublier la légende, il n'est pas devenu James Bond (contrairement à Pierce Brosnam ou Roger moore) mais c'est James Bond qui est devenu Daniel Craig. Sans oublier l'incroyable performance de Javier Bardem, comme le disait hitchcock, la qualité d'un film se détermine à l'ampleur de son méchant. C'est bien connu, Javier Bardem est un méchant magnifique (c'était déjà le cas dans "No Country For Old Men"). C'est dans ce film que Bardem est Biutiful ! On peut déplorer la valeur de la James Bond Girl, qui de film en film, est devenue une figure bimbo et murale plutôt qu'un objet de profond désir.

 

Bande-annonce :

 


Amour de Michael Haneke

 

 

Encore et toujours, Haneke remet ça, une seconde Palme D'or pour ce qui sera certainement le plus beau film de l'année et le meilleur du cinéasteL'un des meilleurs films des années 2000. Autant dire un immense film et encore, c'est peu dire. Dans l’inconscient d'un cinéphile, il y a toujours un film parfait, (pour certains, on parlera de "2001:Odysée de L'espace" de Kubrick, du "Parrain" de Coppola, de "Psychose" d'Hitchcock, ou de la "Grande Illusion" de Jean Renoir) dans mon inconscient, "Amour" est Le Film Parfait. Il n'y a pas une seule seconde de ce film qui ne soit pas habitée par une profonde force cinématographique. Du premier plan magistrale où l'on voit les deux acteurs (déjà esquissé dans "Caché" du même cinéaste) au dernier plan où l'on quitte les deux acteurs. Entre ces plans, il y a le film et quel film ! Dans chaque cadre, chaque geste, chaque pas, chaque mot prononcé par Jean-Louis Trintignant, on ressent la force d'Haneke et la grâce de l'acteur. C'est un témoignage, une déclaration, un hommage, un cri, un chuchotement, aux deux protagonistes Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, par conséquent au cinéma Français. Un film émouvant aux larmes (4 fois pour ma part). Il ne faut pas trop en dire, il faut le voir et le revoir. Sans oublier Isabelle Huppert, une nouvelle fois juste et grandiose... Elle clôt le film comme un geste de filiation. Haneke nous montre encore une fois qu'il est un immense cinéaste, certainement le plus grand.

 

Bande-annonce :