Auteur: Konguru
Date: 25/05/10
The Amplifetes : Interview

Après 3 EPs de très haute volée, le premier album de The Amplifetes s'apprête à sortir fin juin. Entre l'énergie très rock qui ressort de la plupart des morceaux, certains jouent la carte de gentilles ballades électro-pop à la manière des australiens de Midnight Juggernauts, un véritable régal pour nos oreilles. Quelques heures après leur concert au Point Ephémère à Paris, les suédois ont pris la peine de répondre à nos questions.

J'ai eu la chance de pouvoir écouter votre album. Nous avons à faire à une avalanche de tubes. Avez-vous eu pour ambition lors de l’écriture de votre album de ne composer que des hits ?


Eh bien avant tout, merci ! Ce n'est pas vraiment à nous de décider si un de nos titres est un potentiel hit ou non, mais nous essayons bien sûr de les faire aussi bons et entrainants que nous pouvons. Notre principale ambition avec l'album était de créer un véritable disque pop avec toutes nos influences mêlées également d'une atmosphère "clubbing", j’espère que beaucoup de gens adhéreront à ça. :-)


Votre premier single « It’s My Life » a été propulsé par Roberto Cavalli et sa Cavalli Card pour la Fashion Week. Est-ce que le milieu de la mode vous attire particulièrement ?

Oui, je pense que nous sommes tous assez intéressés dans le groupe. Nous essayons de ne pas trop nous habiller de façon minable. La mode a sa place dans la musique et fait également partie de nos préoccupations.




J'ai appris que le mot "crabrock", que vous mentionnez sur votre page facebook, désigne quelqu'un de sauvage et qui ne prend pas soin de soi. Le crabrock définit votre musique ou votre personnalité ? Où vouez-vous simplement un culte aux crabes ?


Les crabes sont très cools, ils marchent sur le côté, avec leurs pinces impressionnantes. Ouais, je dirais que nous les aimons beaucoup. Au fond, ça explique assez bien le fonctionnement du groupe. Parfois c’est comme si on avait besoin d’apprendre à gérer notre colère, mais ensuite la tempête se calme et tout redevient comme avant.


Suite à votre dernier clip au combien coloré « Somebody New », vous semblez accorder une grande importance au visuel. Votre performance scénique à Paris confirme cette idée avec cette déferlante de lasers à en devenir épileptique mais vous restez cependant dans la pénombre tout au long de votre show. Comment pouvez-vous expliquer ce choix ?

En fait, le dernier concert a été encore plus sombre que nous le voulions car on n’était pas autorisé à utiliser une partie de notre spectacle visuel. Mais surtout, nous le faisons parce que nous aimons garder le public un peu dans l’obscurité comme ça ils peuvent combler ce décalage eux même. Et c’est aussi un hommage à The Electric Light Orchestra.




Après les quelques concerts que vous avez eu l’occasion de donner, quel premier bilan pouvez-vous donner concernant les différents types de publics ? Et qu’en est-il du public français ?

Le public français a été super jusqu'à présent, merci ! Bien évidemment, le public réagit différement suivant l'heure à laquelle tu passes. Si tu joues dans une salle indépendante en tout début de soirée, tu as moins de chances de marquer les esprits. En revanche, si tu joues en boite de nuit à deux heures du matin, le public est très réceptif. Ce que nous avons remarqué, c'est que, même avant d'avoir sorti son premier album, les gens aux concerts connaissent les chansons et même les paroles. C'est la magie d'internet...


Vous puisez dans les sources du rock. Une de vos photos promotionnelles reprend le Bohemian Rhapsody de Queen mais cette fois-ci en 3D. Voulez-vous dire par là que vous êtes les Queen de votre génération ?

Musicalement, je pense qu'il n'existe guère de similitudes entre eux et nous. A vrai dire... si, certains choeurs pourraient vous faire penser à eux je suppose.


Yuksek déclarait récemment dans l’interview qu’il nous a accordée que l’exercice du remix était absurde et ne servait rarement à grand-chose. Partagez-vous le même point de vue ?

Eh bien tout dépend. Si tu veux entrer dans le monde des DJs, tu vas devoir faire ça, sauf si ta musique claque déjà comme elle est. C'est une chance d'avoir plusieurs remixes, ça permet de toucher des DJs qui ont des préférences musicales différentes C'est tout bénef' pour te faire connaitre. C'est une chance d'avoir son premier remix joué par DJa et son second remix joué par DJb (qui ne supporte pas le premier remix). DJc, quant à lui, jouera les deux remixes simultanément, ce qui cassera complètement la barrière des genres.


Peter Bjorn and John, The Hives, I’m From Barcelona ou encore Miike Snow connaissent une carrière internationale. Avez-vous des affinités avec l’un d’eux ? Quel regard portez-vous sur la musique de votre pays et avez-vous des groupes à nous faire découvrir ?

La musique suédoise se porte très bien en ce moment, avec par exemple le succès de P, B & J et Miike Snow. Oui, nous connaissons ces deux-là très bien et travaillons parfois avec leurs membres sur différents projets. Dungen est un autre grand groupe suèdois, ainsi que Little Majorette.


Pour conclure, s’il ne vous restait qu’un jour à vivre, quel serait votre dernier souhait ?

J'hériterais étrangement de tout l'argent durement gagné par le capitalisme oriental et avec ça, j'achèterais la lune.


Merci à The Amplifetes et à Virginie Dulorme du réseau Believe Digital pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Retrouvez The Amplifetes sur le label Believe Digital et Myspace !